La lumière s’éteint, les musiciens entrent en scène, un guitariste, un bassiste et un percussionniste, pour deux morceaux énergiques ; c’est une mise en bouche !
Quand arrive Wayne Baker Brooks, on bascule indéniablement dans le blues, les sonorités électriques de sa guitare sont incroyables. Très rapidement, il se présente, il nous parle du Chicago Blues, ses racines, son ADN, qu’il aime partager et faire découvrir. En effet, fils du grand bluesman Lonnie Brooks, c’est le son de Chicago, sa ville, qui a bercé et façonné son parcours musical, de Muddy Waters à son père.
Il nous demande de laisser le monde à l’extérieur, d’ouvrir nos esprits et nos cœurs à la musique. Face à un tel talent, à une telle aisance, on ne peut que se laisser porter et envahir. Le jeu est fluide, brillant, plein de nuances ; la voix a une belle intensité, grave et chaude ; la présence est incontestable alors que le public est sous le charme mais discret (mon Dieu, qu’il a été difficile de nous faire participer !!). WBB est parfait dans le rôle de l’homme qui fait parler sa guitare, pour aborder et séduire une femme … avant de basculer vers des morceaux plus rythmés, sans jamais s’écarter de l’essence du blues.
Note perso : merveilleuse soirée en compagnie d’un musicien de talent pour qui le partage est essentiel : la musique, les clubs de Chicago où l’on peut l’entendre, les fous rires. Que du bonheur ! Merci.
Wayne Baker Brooks, Jazz Club Etoile, le Méridien, porte Maillot, 22 septembre 2018