Ce film conte la métamorphose d’un petit garçon des faubourgs de Londres en une star flamboyante, de l’enfant incroyablement doué pour la musique, Reginald Dwight, à la superstar mondiale, Elton John. Entre récit, comédie musicale et flashback, l’extravagant se dépouille de ses excès pour trouver la compréhension, le pardon et l’amour.

Il faut dire que le film est porté par la performance de l’acteur Taron Egerton qui investit totalement son personnage au point d’interpréter lui-même, et avec talent, les chansons de ce génie de la mélodie. Il retrouve la folie des Kingsman, portant avec conviction les costumes psychédéliques et la célèbre collection de lunettes du grand Elton, rendant aussi bien l’énergie déployée sur scène que la part sombre de son personnage, qui n’est absolument pas occultée.

Note perso : c’est un film triste, doux-amer, le portrait d’un petit garçon qui a désespérément besoin d’être aimé et qui traîne ce besoin toute sa vie. En somme, c’est une histoire éclairée par la présence de ses « bonnes fées » : sa grand-mère ou encore son parolier fétiche, Bernie Taupin, une belle rencontre en début de carrière, qui s’établit sur la durée.

 

Rocketman

juin 2019, film de Dexter Fletcher, avec Taron Egerton