
C’est l’histoire d’une fratrie, deux frères et une sœur. Le plus jeune tombe amoureux de la fille du chasse-neige, entraperçue un jour de tempête. Il est musicien, joue sur les trottoirs de Paris, se fait repérer par une sorte de producteur, s’exile à la campagne pour trouver son équilibre.
« Je voulais que mes émotions me remercient de les décongestionner, de les déplier, de les rendre libres et qu’on fasse une putain de grande fiesta ensemble, le temps d’une chanson et pour l’éternité, comme si les notes allaient résonner dans l’espace et crier nous sommes vivantes. »
Splendeur et décadence du succès, difficile beauté de l’amour, violence de la vie quotidienne, l’auteur nous plonge dans une atmosphère très réelle et un peu survoltée. Ce premier livre est écrit dans un style très vivant, drôle, avec un vrai travail sur les mots et la façon dont on peut jouer avec eux !
Note perso : un roman amusant à lire, peut-être un peu long sur la fin, mais parfois plein de poésie.
» Je voulais de l’espace, des voix lactées et de l’apesanteur.
Un tilleul pour la sieste.
Un coin pour la fille du chasse-neige.
Des murs enregistreurs de son.
Un traducteur-mesureur d’émotions.
Un capteur de couleur. »
La fille du chasse-neige, Fabrice Capizzano, Au Diable Vauvert, 2020