Venise, 1750, les musiciens, les Ospedale, le Carnaval …

Amerigo, musicien aveugle, élevé à l’Opedale della Pieta, est amoureux de Camilla, jeune pensionnaire de cet hospice. La visite dans un atelier de gravure pour passer une commande marque la rencontre de Camilla et d’Amerigo, apprenti graveur, subjugué par la jeune fille.

Tout, dans ce roman, est question de sensualité : les odeurs de l’atelier de gravure, la lumière dans la brume de la lagune, la musique présente par touches délicates, la douceur et le toucher de Camilla. On se cache derrière un masque, on joue, on laisse s’échauffer les sens, on aime et l’on s’efface.

Venise crée l’atmosphère, le décor, le caractère, les parfums. Venise qui se meurt et qui emporte ses secrets.

 

Note perso :  petit roman par la taille mais très beau dans l’évocation de Venise et de ses mystères. Et cette sensualité qui nous englobe, nous entoure, nous enserre comme la brume, la musique ou encore les sentiments. A lire et à relire …

 

Désir pour désir

Mathias Enard, Babel, 2021