Des fans de la première heure, parfois accompagnés de leurs enfants, venus chercher un message, de la musique, une énergie.
Une légende sur scène, toujours électrique, charismatique qui nous emporte !
Quelques minutes après 19 heures, le Boss entre en scène, entouré pas un E Street Band élargi, avec des cuivres et des choristes aux voix magnifiques. Nils Lofgren et Steve Van Zandt, avec son allure de pirate, entourent le Boss au mieux ; Max Weinberg est toujours présent au clavier ; Jake Clemons fait vivre avec intensité les ponctuations au saxo ; tous donnent du corps et des sonorités nouvelles à ce répertoire que le public connait par cœur !
La première partie alterne titres anciens et récents, revisite la riche production de Springsteen, d’un magnifique et très émouvant « Letter to you » ou un duo avec Curtis King sur « Nightshift » à « Because the night » et « Badlands ».
Les longs monologues ont été remplacés par des titres, des histoires devenues des chansons et jamais le rythme ne faiblit.
Qui est l’artiste qui peut faire une pause après deux heures de concert et revenir pour électriser un peu plus une salle comble ? Le Boss ! Il nous offre alors ses plus grands succès, dans une ambiance indescriptible, quarante mille personnes debout, en communion.
La soirée se termine par un hommage à Dani Federici sur « Tenth Avenue freeze-out » avant un dernier cadeau, « I’ll see you in my dreams », en version acoustique, un au-revoir juste entre lui et nous.
Note perso : 2h54 de concert sans une minute de perdue ! Quelle énergie, quel cadeau, quel partage !
Springsteen reste incroyable, pas de fioritures, juste sa musique, sa voix, sa présence. Aujourd’hui son répertoire est riche de tout ce qu’il nous racontait à l’époque et son énergie est intacte quoique plus maitrisée.
Paris, U Arena, 15 mai 2023