
La bande-annonce laissait penser à une série de clichés sur la banlieue et la musique classique. Tout en utilisant ces ficelles, le film raconte une histoire pleine de sensibilité. Un directeur de conservatoire en proie à une vraie remise en question, un jeune désœuvré qui a la musique en lui, un professeur exigeant mais humain, des ‘potes’ plus ouverts que prévu sous leur abord basique … c’est l’histoire d’une seconde chance, des opportunités qui se présentent dans la vie et des choix que l’on doit faire.
Les acteurs collent à leurs rôles : Lambert Wilson en directeur habité par une mission, Kristin Scott Thomas en professeur qui accepte de découvrir son élève et dont la bienveillance finit par percer et Jules Benchetrit, parfait en jeune homme à la fois rêveur et dans la réalité, musicien mais n’arrivant pas à intégrer cette musique dans sa vie.
Sans être d’une originalité folle, le film fait passer un beau message : la richesse de la transmission et la nécessité du travail même quand on a reçu un don.
Note perso : j’ai adoré entendre les respirations de Jules Benchetrit quand il joue du piano, présentes surtout au début du film. La musique est une affaire de sensibilité ET de respiration, leurs présences montrent le soin avec lequel l’histoire a été pensée.
Au bout des doigts
décembre 2018, film de Ludovic Bernard, avec Jules Benchetrit, Lambert Wilson, Kristin Scott Thomas, Karidja Touré