James Blunt nous a convié à un moment qui lui ressemble, à la Rockhal, dans le cadre de sa tournée pour l’album Once upon a mind.

De l’émotion, de la musique, de l’humour britannique …

Dans un décor sobre, une rampe de projecteurs et trois écrans, le chanteur est arrivé, guitare en bandoulière, vêtu de sa tenue de scène, jean’s et tee-shirt. Pas d’introduction ou de morceau pour se chauffer, la voix est tout de suite là, intense, passionnée. Les titres s’enchaînent sans aucun temps mort, alternant titres anciens et récents. Il est incroyable de constater combien l’émotion est toujours palpable quand il interprète Carry you home, combien le ton peut être dansant et entier quand il interprète une ballade … il n’a d’ailleurs pas hésité à reprendre You’re beautiful, pour le plus grand bonheur de son auditoire !
L’artiste prend juste un instant pour rigoler à propos des nombreuses femmes de son public et des pauvres ‘moitiés’ qui les accompagnent pour introduire Goodbye my lover, une autre minute pour nous présenter ses musiciens ou nous parler du souvenir d’un concert dans cette salle en tant que spectateur …

A 46 ans, le temps semble n’avoir pas de prise sur James Blunt. C’est en écoutant ses titres que l’on se rend compte des années qui passent. Aujourd’hui, une chanson est dédiée à ses enfants, The greatest, et il termine son concert par le très émouvant Monsters, chanson écrite alors que son père était malade et qui touche chacun des spectateurs présents. Il est indéniablement bien plus qu’un ‘lover’, il met en musique des morceaux de vie dans lesquels son public se reconnait.

Note persoune voix expressive, intense, capable de beaucoup d’intonations, qui ne faiblit jamais ; des titres qui nous touchent et nous bouleversent ; un éventail de sensations, d’événements que nous partageons … merci James !


Et, désolée pour toi, James, mon mari a passé une excellente soirée, très touché lui aussi par ta musique, peu importe « les chansons tristes ou pas sexy » !!

 

Rockhal, Esch-Belval, mars 2020