Ce vendredi avait lieu, à midi, un concert de l’ensemble Ad Libitum à l’église protestante de Luxembourg, superbe écrin pour un moment en compagnie de compositeurs anglais du XVIième siècle.

En formation réduite (un violon baroque, une famille de viole, dessus, ténor et basse, un clavecin et parfois une flûte à bec), les sonorités anciennes de l’ensemble donnent vie à un répertoire peu connu mais vivant et enlevé. L’alternance entre pièce orchestrale et pièce vocale a rythmé de façon agréable le concert.

La partie vocale, assurée par le contreténor Jeff Mack, a été superbe. Après un premier morceau discret, la voix a pris sa pleine puissance, n’hésitant pas à faire sonner les consonnes pour marquer et donner vie au texte. Accompagnée parfois du clavecin seul, parfois de toutes les violes ou bien par tout l’ensemble, la voix de Jeff Mack, à la tonalité très naturelle, est expressive, pleine de caractère et de nuances.

La variété des œuvres instrumentales a fait se succéder une véritable danse courtoise, la gaillarde de J. Dowland The Earl of Essex, de la gravité avec une certaine emphase dans l’Infernum d’A. Holborne, de vraies basses pour accompagner une mélodie au violon dans le Triumph, with pleasant melody de W. Byrd ou encore une flûte virevoltante et légère dans The fairy Round ou The night watch d’A. Holborne.

La dernière mélodie de J. Dowland, Now, oh now, I need must part, proposait un accompagnement plein de surprise, des pizzicati à la basse de viole, avant une superbe envolée finale.

Note perso : il est dommage que la partie instrumentale ait été un peu plate. Serait-ce dû à l’acoustique de cette charmante église ?

 

Ensemble Ad Libitum

Jeff Mack, contreténor

F. Stroesser, violon baroque

S. Houillon, dessus de viole et ténor de viole

A. Clément, ténor de viole et flauto dolce

B. Wins, J.D. Haro, basse de viole

Rosch Mirkes, clavecin