Luc est chanteur d’opéra. Plongé en plein doute, il se retrouve dans l’incapacité de se produire en public. Il accepte d’animer un atelier Chorale dans une prison pour femmes.

Luc doit alors faire face à des individualités marquées par l’ennui, la violence, l’isolement. Sans chercher à connaitre leurs histoires, il propose à ces femmes une occupation qui peut se révéler thérapeutique, parce que « chanter, c’est prendre du temps pour soi » ou encore « écouter, c’est choisir ce que l’on entend ».

Le réalisateur, Etienne Comar, a choisi un format d’images rétréci, carré, qui accentue justement le sentiment d’enfermement. Alex Lutz est Luc, juste dans ses fêlures, sa tristesse, dans son investissement aussi. Les détenues mêlent des comédiennes professionnelles et non professionnelles, ce qui renforce les différences de caractères, de vérité, de tempérament ; Agnès Jaoui, l’une d’entre elles, nous offre un extraordinaire bloc de souffrance, de dureté, un condensé d’humanité violentée.

 

Note perso : J’ai aimé les réflexions sur le chant, tellement vraies, qui mettent en abime le parcours de Luc : pour chanter, il faut être détendu ; pour interpréter, il ne faut pas être une coquille vide …

 

A l’ombre des filles

film d’Etienne Comar, avec Alex Lutz, Agnès Jaoui, Veerle Baetens, … , avril 2022