1938, Tokyo. Quatre amis, japonais et chinois, se réunissent pour interpréter de la musique. Ce jour-là, alors qu’ils répètent le quatuor Rosamunde de Schubert, des soldats font irruption, arrêtent les musiciens et spécialement le premier violon, dont ils détruisent l’instrument. Son fils, Rei, assiste à l’arrestation, souvenir qu’il va porter sa vie durant.

Le récit se déroule au rythme des quatre mouvements du quatuor. Avec un texte empli de poésie, de simplicité et surtout de sérénité, l’auteur nous conte la quête d’un homme pour garder ses souvenirs vivants et guérir de son passé.

Mais, de la scène traumatisante du début à la note finale, peut-on cicatriser et se délivrer de son histoire ?

Note perso : j’ai beaucoup aimé ce livre, retrouvant dans le texte la tranquillité et le charme d’un paysage japonais. La discussion initiale sur les détails, les questionnements dans l’interprétation de la musique, avec toute la retenue de rigueur, est un moment hors du temps.

 

Âme brisée

Akira Mizubayashi,

Folio, 2021